actuelle départementale n° 58.Sous
le passage à niveau, la route traversait le pont de Luzières, lieu apprécié des
touristes, sauf des vélocipédistesimprudents.
Un terrible accident de bicyclette est
arrivé samedi à un inconnu qu'on croit d'origine espagnole.
Le malheureux allait de Lacrouzette dans la direction de Vabre, à
une allure tellement rapide que les
ouvriers de la ligne du chemin de fer de Castres à Murat, prévoyant une chute, ne le
perdirent pas de vue. Leurs pressentiments ne furent point
trompés, car arrivé au tournant du
pont, l'imprudent alla buter avec sa machine contre le
parapet et fut projeté dans le
vide. La hauteur du pont est
de huit mètres au moins. Les
ouvriers témoins de ce qui s'était passé se transportèrent
immédiatement sur le lieu même de l'accident. Avec beaucoup de peine et de précaution,
ils réussirent à le monter sur
la route, où on le coucha sur un matelas ; il respirait encore.
Mais il mourut le lendemain.
Ce pont-là est décidément un pont de malheur.
Cette
semaine encore un troisième bicycliste, un jeune homme de
24 ans, M. Negter, y a trouvé la mort. Son instrument a butté
contre le parapet, et le cavalier a été précipité dans l'abîme. Son cadavre a été découvert par le jeune Vareil, berger qui avait
d'abord trouvé sur la route la bicyclette dont la fourche et la roue de
devant étaient complètement tordues.
Aidé des ouvriers qui travaillent au
chemin de fer, il retira le cadavre de l'infortuné cycliste. Quand
donc l'administration prendra-t-elle des mesures pour que de tels
accidents ne puissent plus se reproduire ?
Dans la rubrique sports,
(saut de pont sans élastique ?) La Dépêche rapporte la décision du Touring-Club
de France d'accorder une subvention de 1.350 francs pour l'aménagement d'un filet de protection au
pont de Luzières.Pendant plusieurs décennies, le petit train a contribué activement à
l'activité économique de la Montagne. A Luzières, à mi-chemin entre Le
Bouissas et Ferrières, des embranchements ferroviaires ont été réalisés
pour alimenter une usine. La ligne ferroviaire a permis de convoyer de
la bauxite depuis la plaine, mais aussi de la pierre à chaux depuis une
carrière à Viane. Avec ces roches, et grâce à l'électricité du complexe hydroélectrique
de Luzières-Ferrières, l'usine a produit pendant trois décennies, du
carbure pour l'acétylène et plus tard de l'électro-ciment. Des vestiges
de ces anciens bâtiments industriels existent encore.
Les convois repartaient à destination de Brassac,
via la gare prochaine de Ferrières. 1911
Inauguration.
Dimanche
dernier on inaugurait à la station voisine de l'usine de Luzières, près Vabre
(Tarn) la dite usine appartenant à la Société des Forces motrices de
l'Agout.
On sait que c'est cette usine qui doit fournir à "Force et Lumière" de
Béziers l'énergie électrique cédée par celle-ci à notre Compagnie du
Gaz. C'est par le fait l'énergie destinée
à Cette, qu'on inaugurait dimancheà Luzières, si la ville traite avec la Cie du Gaz
pour l'éclairage électrique.
Une centaine de personnes avaient répondu à l'aimable invitation du
président du conseil d'administration, monsieur Gaillard. C'est M. Gaillard qui a fait visiter à la nombreuse caravane les
travaux d'adduction d'eau et la salle des machines. Tous les
perfectionnements résultant des incessants et merveilleux progrès
accomplis par cette branche industrielle, ont été apportés à
l'installation de cette magnifique usine qui est le modèle du genre.
Les machines d'une grande puissance, ont été mises en marche sous l'œil
émerveillé des visiteurs. Sous peu, elles déverseront des flots de
lumière dans un certain nombre de localités du Tarn et de l’Hérault, et
la force motrice sera utilisée par de nombreux industriels de ces
régions.
A midi un grand banquet réunissait
tous les invités sous la présidence de M. Vieu, maire de Castres et
sénateur...
à flanc du Puech de la Barthe et du Roc de Peyremourou,
participa elle aussi à la diffusion du progrès
qui marquait le siècle
nouveau.
De nos jours,
la voie verte
participe plus modestement à la diffusion de la connaissance,
concernant ici les petits carnivores aquatiques.
1922
Il y a 12 ans environ un
des sites les plus impressionnants de ces gorges se
trouvait en amont du Pont de
Luzières, qui
relie le Sidobre à la partie granitique des
Monts de Lacaune. Entre deux parois abruptes
et boisées d'où émergeaient d'énormes rochers,
les eaux
de l'Agout se précipitaient en
bouillonnant entre les blocs de granit dégringolés dans
son lit en formant une série de
cascadelles du plus bel effet. En 1906,
la Compagnie des Chemins
de fer
départementaux du Tarn,
livrait à l'exploitation la ligne Castres
La Pararié-Brassac, qui suit
la gorge de l'Agout depuis
Roquecourbe, et la première idée
des ingénieurs fut de se servir de
l'électricité comme force motrice.
La dénivellation de 120 m. de
hauteur verticale existant entre le
niveau des eaux aux ponts de Ferrières et de
Luzières, distants de 5 Kilomètres 400, qui atteint 190 mètres à la Pararié avait été
signalée dans leurs études.
Il
ne fut pas néanmoins donné suite à cette idée qui fut
reprise et adaptéeen 1910
par M. Gaillard créateur de la Société des Forces
Motrices de
l'Agout aidé en cela par M. R. Azaïs, alors maire de Ferrières et par d'intelligents
collaborateurs. Une usine productrice d'électricité s'éleva
à 359 mètres d'altitude en aval
du pont de Luzières...
De nos jours, toutes les eaux peu ou prou anonymes,
en provenance des sommets,
sont dirigées dans des aqueducs plus ou moins discrets qui les orientent vers l'Agout toute proche.
1926
FORCES
MOTRICES DE L'AGOUT
Toute l'histoire de cette société
peut être résumée en un tableau
contenant les résultats obtenus depuis
sa constitution. Mieux que tout commentaire, ce tableau
donnerait une idée exacte du
développement ininterrompu de la société.
Constituée
en 1910
en vue d'aménager une chute de
116 mètres de hauteur sur l'Agout, au pont de Luzières,
près de Vabre, dans le
département du
Tarn, la société est entrée dans la période
productive dès
1914
et, depuis, elle n'a cessé d'enregistrer des résultats en
constante progression.
Les recettes sont passées de
265,000 francs en 1913 à 1 million en 1918.
Elles dépassaient 2 millionsen 1921 et
atteignaient 2.972,000 francsen 1924.
Les bénéfices
suivaient la
même courbe ascendante, et quant au dividende, bien
que le Conseil ait toujours fait preuve
d'une grande prudence dans la
fixation des répartitions, il est passé de 15
francs en 1918 à 55 francs
en 1924, et
cela malgré les différentes augmentations
de capital.
De
1.200,000
francs, le fonds social fut porté à 1.800,000
francs en 1914,
à 2,500.000 francs et à 10 millions en 1921.
La chute sur l'Agout a été aménagée avec des canalisations
permettant l'utilisation
de 25 mètres cubes à la seconde. Une
usine hydro-électrique d'une puissance de 27.000 CV
a été aménagée près du pont de Luzières.
Et la société dispose à Béziers
d'une petite usine thermique destinée à régulariser la
distribution du courant au moment des pointes. Enfin,
l'ensemble industriel
de l'entreprise se complète par une usine électro-métallurgique, où l'on fabrique des
ciments alumineux, et qui fonctionne depuis deux ans
environ.
La production est vendue à de
nombreuses communes
de la région de Béziers, notamment
à la "Pyrénéenne d'Energie Electrique", à la Société
Biterroise de "Force et Lumière" et à la
"Société Méridionale de Transport et de Force".
Avec
les deux premières sociétés, les Forces Motrices de l'Agout
ont établi récemment
une ligne à haute tension de 55.000 volts de
Luzières
à Béziers, ce qui va
permettre un accroissement
très appréciable de la production.
Ajoutons que la
société a étudié l'aménagement de
nouvelles chutes sur l'Agout, dont deux pourraient
lui donner une puissance supplémentaire de 60.000 CV.
L'exercice 1925 s'est
traduit par une
nouvelle augmentation des recettes, passées à 3.288.000
francs,
en augmentation de 266.000 francs sur les précédentes. Le
dividende a été maintenu à 58 fr. 55 par
action.
Cette affaire, qui est dotée
d'une bonne situation
financière, est actuellement en plein
développement. On peut raisonnablement escompter pour
l'avenir un nouvel accroissement des recettes et,
partant, du dividende.
Les terrains que traverse aujourd'hui la voie douce
ont été expropriés, suivant le jugement
du Tribunal civil de Castres, en date du 31 décembre 1902,
pour l'établissement du chemin de fer dit "Embranchement de Brassac"
sur le territoire des communes
de Vabre, Ferrières, Castelnau-de-Brassac et Brassac en
conformité de l'arrêté préfectoral en date du 15 décembre 1902.
Etaient ici concernés, au lieu-dit "Ufernet" : Almayric Jean-Pierre pour des prés
et pacages ; Bez Jacques, Biau David fils, Biau Job, Bonnery
Jean-Pierre, Houlés David pour des bois ;
Loup Jean-Pierre pour des prés.
A ce dernier, par exemple, il était proposé 100 francs pour toutes indemnités.
Il y a surtout ce vieux train
de montagne qui poursuit toujours invariablement son
petit bout de chemin à travers les vallons et les riants
coteaux : Murat, Viane, Vabre,Ferrières,
Luzières, Brassac... Mon pays natal.
Et à chaque détour, des
rochers, qui dressent leurs têtes inquiétantes, tels
des fantômes d'un songe invraisemblable... Ce sont
des fauves, crocodiles, ptérodactyles, bêtes, animaux
préhistoriques.
On
les crut longtemps venus du ciel, de Jupiter
lui-même. Puis l'on parla de divinités, de collèges druidiques établis
à Lacaune, de monuments
semblables à ceux de la Bretagne, de légendes
diaboliques. Et enfin de l'atmosphère et de ses agents
destructeurs, intempéries, écarts de température
qui, goutte à goutte creusèrent l'arène
et façonnèrent le rocher.
TROIS FROMAGES
- ROC DE L'OIE - PEYRO-CLABADO Mais comment ne pas reconnaître
aussi dans tout cela les traces inéluctables d'un géant,
gargantua ou dément qui passa par là il
y a quelques mille ans, remuant le sol, ébranlant
les roches, celles, de "Sept Faux" dont la hauteur dépasse
aujourd'hui les masures voisines, des "jumeaux Bienvenu et Valat",
situés à cinq cents mètres du hameau.
Et
plus au nord, celles plus comiques du "Moulin
du Pradel", à quelques pas de Lacrouzette.
L'Agout coule à travers les plus
riches bourgades de la montagne :
Brassac, ses gouffres du
Camboussel aujourd'hui centre de baignades, le vieux
Pont du Xlle siècle, ses usines de textile, Saint-Agnan, Ferrières et
son château fort, Luzières hydroélectrique, Le Bouïssas que le Gijou a
rejoint à Vabre...
Il n'a pas fallu attendre 1912 pour que
le Petit Train achemine des
touristes vers ces lieux féériques dont faisait partie Ferrières :
La Vie
sportive - CLUB
ALPIN FRANÇAIS La
Section des Pyrénées centrales du Club alpin
français fera une excursion le dimanche 20 octobre au
Sidobre (2e excursion).Ferrières
et son vieux château. Vallée de l'Agout. Rocher
tremblant de Peyremourou. Départ
de Toulouse le samedi 19 octobre, ligne du P.-O., à
18 h. 53 : dîner dans le train. Castres,
21 h. 29 : coucher,
hôtel du Nord. Dimanche
20 octobre. - Départ de Castres, gare
de l'Albinque,
à 7 h. 11 (chemins de fer D. du T.) ; retour à
Toulouse dimanche 20 octobre, à 23 h. 22. Cette
excursion
sera dirigée par M. Paul Labadier, auteur
du Plan-Guide du Touriste dans le Sidobre.
Excursion
ravissante dépourvue de toute fatigue, pouvant
être entreprise par des touristes non exercés.Dépenses
probables 10 francs (déjeuner de Ferrieresà
l'auberge non comprise). Les
adhésions seront reçues jusqu'au jeudi 17 octobre,
à 19 heures, chez M. Abribat, au Photo-Hall, rue
Peyras, 2, en indiquant si l'on déjeune à
l'auberge de Ferrières ; dans
ce cas, verser 2 fr. 50
d'arrhes obligatoires. Le collectif sera pris très
exactement, gare Matabiau, le samedi 19, à 18 h. 20 : les
retardataires ne bénéficieront pas de la
réduction.
Aujourd'hui ces
curiosités restent au programme des touristes, même retardataires. Il
leur suffit de suivre des flèches, par exemple, ici, celles de la "Boucle des Plos".
Départ en face de la mairie, à la
Ramade, Balade en sous bois, champs et prairies avec de nombreux points
de vues.
Magnifiques
panoramas sur les Monts de Lacaune, le Sidobre, la Montagne Noire et les
Pyrénées. Passage dans le village de Ferrières où vous pourrez voir le
château, les moulins à eau, et retrouver
le chemin du petit train
exploité jusqu'en 1962
et qui avait désenclavé tout ce pays vallonné.
"Qui veut construire une tour
commence par s'asseoir."
La voie verte offre une occasion reposante de s'interroger
sur la nature de la ruine, en forme de tour, que, non loin, la végétation tente de masquer.
Cette construction
serait-elle en rapport avec l'ancienne conduite d'eau reliant
Ferrières à Luzières ?
Le Petit Train serpentait de tranchée
en tranchée,
protégé ici et là
par des murs de soutènement à arcades.
Entre l'ancien barrage de Record et
celui de Luzières, la vallée est plus encaissée et l'Agout s'écoule à
la façon d'un torrent entre des blocs de granit.
Ces
blocs sont le résultat de l'érosion effectuée par la rivière, qui a
éliminé les parties les plus friables du granit, et formé de nombreux
biotopes variés. Les gros trous d'eau sont le refuge de belles truites
fario.
Sur les dalles rocheuses alternent de petites zones humides avec des
espèces comme l'Osmonde royale et la Molinie bleue. On peut même y voir
des Tritons marbrés lorsqu'il y a assez d'eau. Sur les parties plus sèches de ces dalles
on peut voir l'Origan, la Scabieuse ou la peu fréquente Ciboulette
sauvage.
Au-dessus de la rivière, le Martin pêcheur file comme une flèche bleue.
Les versants exposés au nord sont occupés par la hêtraie, ceux au sud
par la chênaie et les pentes les plus abruptes et éboulis, par la forêt
de ravin à Tilleul, peut-on lire sur un panneau d'interprétation des lieux.
...1922
A 400 mètres en aval du Pont
de Ferrières, un tunnel de 780 mètres fut foré dans
le granit du Pioch du
Grau, montagne dominée par les restes d'un château
en majeure partie Renaissance, qui devint vers la
fin du XVI1e siècle un fort,
puis une prison d'Etat.
Un barrage
établi un peu en aval, au sud
du promontoire qui porte les ruines sarrazines
du Castellas de la Vialasse, élève le plan d'eau de
47 mètres assurant ainsi le fonctionnement
constant de
l'usine, la prise d'eau se trouvant à 5 m. 50 au-dessous de
l'étiage actuel.
Les eaux ainsi captées s'engagent à la
sortie
du tunnel dans un conduit en ciment armé de
4 m 80 de diamètre et de 2250 m. de longueur
qui contourne le vallon du Fiéralgues et entre dans
le bois des Rives où, vers l'ouest, émergent
les Chambres d'équilibre et une seconde prise d'eau,
située au N. du barrage alimente une conduite en
ciment armé de 2 m 70 de diamètre
et de 3 kilomètres de long
qui contourne le
Pioch du Grau.
Par un tunnel de 60 m.,
elle passe sous la voie
ferrée,
reparait un instant au-dessus, et, par un second tunnel,
de 420 mètres traverse
l'à-pic rocheux de l'Ameyrié ; puis suivant le
flanc de
la montagne elle va se
placer au-dessus de
la précédente au point où
celle-ci débouche du grand tunnel. Deux tours
construites en ciment armé constituent les
Chambres
d'équilibre. Celle de l'Est, la plus grande a
9 mètres de diamètre
et 45 mètres de haut.
Celle de l'Ouest a 5 mètres de diamètre et
15 mètres de haut.
La canalisation de 2 m. 70 de diamètre déverse ses eaux dans
la première ; celle de 1 m. 80 dans la
seconde.
La
différence de niveau entre les Chambres
d'équilibre et l'usine d'électricité
est de 116 mètres. De la grosse tour
partent deux
conduites forcées en tôle d'acier
longues de
350 mètres et ayant chacune 1 m. 30 de
diamètre qui suivent la déclivité de
la gorge d'abord et se dirigent ensuite parallèlement
à
la rivière.
Une conduite forcée de 1 m.
70
de diamètre part de la petite tour et
coupe au
plus court formant triangle avec les deux autres .
Un quatrième conduit rejette à l'Agout
le trop-plein des Chambres d'équilibre.
Avant de se faire avaler par la bouche d'un souterrain, la voie verte
invite le promeneur à descendre à droite vers l'ex-barrage de Ferrières,
récemment déconstruit. L'histoire du barrage de Ferrières
Le barrage de Ferrières,
aujourd'hui disparu, était un barrage poids de 70 mètres de long
environ pour une hauteur maximale de 10 mètres. Il fut construit en 1911 puis
surélevé dans les années 1930.
Il constituait la prise d'eau de l'ancienne centrale hydroélectrique de
Luzières, mise en service en 1936 par
les Forces Motrices de l'Agout, nationalisées en 1951. Ces
aménagements ont été remplacés en 1958 par la centrale de Luzières 2, alimentée
par le barrage de Record.
L'ancien aménagement a été démantelé progressivement :
1991 : dépose des vannes du barrage, démolition des cheminées d'aération
de la galerie, dépose des conduites forcées, démolition de la cheminée
d'équilibre puis :
1996 : démantèlement du barrage de Lapararyé et des deux piles de la
vanne du barrage de Ferrières. Le barrage a été entièrement démantelé
entre septembre
et décembre 2024. Pour préserver la faune piscicole, les travaux
ont été
réalisés avec un lent abaissement du niveau de l'eau et la réalisation
d'une pêche de sauvegarde. D'autres mesures ont été mises en place pour
protéger le milieu naturel pendant les travaux : gestion des espèces
végétales indésirables, suivi des matières en suspension, périodes de
travaux hors fraie et hors gite de l'avifaune et des chiroptères.
Le muret de l'aire de pique-nique
est entièrement construit avec les moellons de granit qui constituaient
le barrage. Le site est maintenant accessible au public, et la
continuité écologique, notamment sédimentaire est restaurée.
La suppression du plan d'eau permet en outre de limiter le
réchauffement de l'eau, ce qui est bénéfique à la vie aquatique.
Plus haut, donc, à 454,59 mètres d'altitude, selon un repère du Nivellement Général, à
454.633 mètres selon la fiche du même institut, se tient l'entrée
dutunnel
de la Vialasse, taillé dans le granite. Sa voûte
est partiellement maçonnée, le reste est de la roche nue.
Ce
tunnel a été creusé manuellement, avec les outils et moyens
rudimentaires de l'époque : pioche, pelle, barre à mine et parfois
dynamite. Des traces de pics sont encore visibles sur les parois.
L'inventaire
des tunnels de France répertorie l'ouvrage sous l'appellation
"Tunnel de Ferrières" et lui attribue une longueur de 67 mètres.
Le tunnel
de la Vialasse (à Ferrières)
est un refuge pour les chauves-souris,
comme la Pipistrelle commune, la Barbastelle
d'Europe et le Grand Murin. Elles se cachent dans les fissures du tunnel.
Construit au début du XXe siècle, le tunnel de la Vialasse mesure 4 m. de
large sur 6 m. de haut et 65 m. de long. Ancien passage du Petit Train,
il est désormais aménagé en voie
verte. A son débouché, côté Ferrières, le
souterrain
est surplombé par la maison du gardien de l'ancien barrage des Forces
Motrices de l'Agout ainsi que les vestiges de la tour médiévale de la
Vialasse.
En 1904, certains pensaient avoir retrouvé à la Vialasse le lieu d'implantation de l'abbaye de Belle-Celle :
FERRIÈRES - Belle-Celle. La ligne d'embranchement de Brassac au chemin de fer de Castres à Murat,
traverse la fameuse Vialasse, où se dresse encore un vieux pan de mur,
attribué d'après l'opinion de quelques uns, à l'antique Abbaye de
Belle-Celle. Actuellement on creuse une profonde tranchée dans ce lieu
sauvage, aux pieds des ruines. Ce serait curieux et intéressant si on
découvrait quelques indices, ou quelque chose qui put confirmer
l'opinion de ceux qui pensent que St Benoît d'Aniane vint dans ce lieu
fonder l'abbaye de Belle-Celle. Si on découvrait quelque restes,
relatifs, je vous en donnerai connaissance.
De nos jours c'est à La Salvetat-sur-Agout que d'aucuns croient avoir retrouvé l'emplacement de l'abbaye : Quand
on entre dans le cimetière de La Salvetat-sur-Agout, le regard est tout
de suite attiré par la chapelle qui s'élève en son milieu. En
s'approchant du monument, force est de constater que sa taille est
imposante, trop imposante pour un simple lieu de prière sépulcral...
En courbe sur la droite,
c'est là une certitude, la voie ferrée
s'alignait dans l'axe
de l'emprise
de la gare de Ferrières, que le train de 7 heures au départ de
Castres-Midi, atteignait, le 6 juin 1907, à
8 heures 32,
La
gare de l'ancienne commune de Ferrières était fréquentée par les
habitants des secteurs de Guyor et Montagnol, des communes du Bez et de
Castelnau-de-Brassac.
Cette gare était construite en bois sur deux niveaux avec une
couverture en tuile mécanique.
Elle comprenait une salle pour les voyageurs,
une halle de dépôt pour le fret avec un quai pour le
déchargement. Comme dans la plupart des gares, elle disposait d'un
embranchement parallèle pour le croisement ou le stationnement de
wagons ou locomotrices. Après
l'arrêt de la ligne et son déferrement, les bâtiments de cette gare ont
été maintenus pendant quelques années comme abris et pour du stockage.
Mais, mal entretenus, ils ont été détruits dans les années 1970 et
remplacés par une aire de
stationnement communale.
Fréquentation de la gare de Ferrières
Le petit train connaissait parfois une fréquentation exceptionnelle
avec des groupes de touristes, de scolaires et même des maquisards à la
fin de la guerre.
Sur
la photo ci-contre, il s'agit d'un groupe de pèlerins acheminés par
deux autorails depuis Castres
jusqu'à la gare de Ferrières.
Les convois quittaient l'emprise de la gare de Ferrières
et
s'enfonçaient en sous-bois
dans un environnement de fougères scolopendre, d'Osmonde royale ou
de Polistic à soies.
Entre autres.
Ils allaient desservir la halte de Saint-Aignan, avec arrêt préalable
et facultatif à Maynadier.
La voie verte,
en site propre, en fait autant.
Partie
suivante : Ligne
de Castres
à Brassac : 11 - de la
gare de Ferrières à la halte de
Saint-Aignan